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 Politique - Jean-Marie Le Pen

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Rossoneri
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MessageSujet: Politique - Jean-Marie Le Pen   Lun 9 Oct - 20:43

Jean-Marie Le Pen

Biographie



Jean-Marie Le Pen, né Jean Marie Louis Le Pen, est le fils de Jean-Marie Le Pen, patron pêcheur, et d'Anne-Marie Hervé, couturière et fille de paysans. Toute sa famille est essentiellement originaire du département du Morbihan. Le mot pen signifie en breton « tête », d'où son surnom de « Menhir ». Jean-Marie Le Pen est pupille de la nation : le bateau où se trouvait son père aurait heurté une mine allemande en 1942.

Il est élève au collège jésuite Saint François Xavier à Vannes, puis au lycée de Lorient. Il entre ensuite à la faculté de droit de Paris. Il est diplômé d'études supérieures de sciences politiques et licencié en droit. Il a été président des étudiants en droit de Paris puis, par la suite, président d'honneur de la « Corpo », de 1949 à 1951. Alors qu'il débute en politique, il fait changer son prénom de Jean en Jean-Marie (prénom de son père), sa femme considérant que ce dernier est plus à même d'attirer l'électorat catholique. Le mémoire pour le diplôme d'études supérieures de sciences politiques, rédigé en 1971, présenté par Jean-Marie Le Pen et Jean-Loup Vincent s'intitule Le Courant anarchiste en France depuis 1945.

Il tient une partie de son patrimoine de la vente de la société de cimenterie Lambert, que lui lègue par testament Hubert Lambert (héritier des ciments Lambert, décédé sans enfant à l'âge de 42 ans et auteur de très nombreux articles dans diverses revues nationalistes). Cette succession donne lieu à un début de poursuites judiciaires, qui sont abandonnées après négociation avec les cousins Lambert. Cette fortune miraculeuse le met à l'abri du besoin et aide son ascension politique à la fin des années 1970. Il tirait jusque là ses revenus des éditions phonographiques SERP. Depuis, il est assujetti à l'ISF. Les dons aux partis politiques (comme des héritages) sont adressés à une association de financement. Jean-Marie Le Pen est condamné en 1997 pour ne pas avoir appliqué cette loi à tous les dons. Il est un temps vice-président du Comité Pierre de Coubertin, et exerce les métiers de marin-pêcheur, mineur de fond, métreur d'appartements, ambulant des PTT…

En janvier 1953, il prend l'initiative d'organiser une colonne de secours d'étudiants volontaires pour porter assistance aux populations sinistrées lors d'inondations aux Pays-Bas. Il est alors président de la Corpo Droit à Assas et un des dirigeants, contesté, de l'UNEF. Il reçoit pour cette initiative l'appui public et politique de Vincent Auriol. En 1955, il est le délégué général de l'Union de défense de la jeunesse française.

Jean-Marie Le Pen est un ancien soldat des guerres d'Indochine et d'Algérie. Il arrive en Indochine en 1955, après la fin des combats, où il sert comme officier dans le 1er Bataillon étranger parachutiste en Indochine (sous-lieutenant). Il y est, entre autres, journaliste à Caravelle, l'organe du corps expéditionnaire français (1955).

Repéré par Pierre Poujade, il est élu député de Paris en 1956 sous les couleurs de l'Union et fraternité française (UFF). À vingt-sept ans, il est le plus jeune député de l'Assemblée nationale. Il sera exclu de l'UFF en 1957. Cette même année, il devient secrétaire général du Front national des Combattants (FNC). À ce titre, il soutient la candidature d'un Français de confession musulmane, Ahmed Djebbour, qui est élu. Jean-Marie Le Pen a prétendu avoir progressivement perdu son œil gauche suite à une cataracte traumatique consécutive à une bagarre en 1958 (Jean Marcilly, Le Pen sans bandeau, 1984), mais il a changé de version depuis : il est devenu borgne, explique-t-il, suite à une maladie de l'œil.

L'année suivante, il est réélu député de Paris Ve et adhère au groupe parlementaire du Centre national des indépendants et paysans (CNI) présidé par Antoine Pinay. Il est à cette époque rapporteur du budget de la guerre à l'Assemblée nationale et de la défense au Sénat de la communauté. Il quittera par la suite les bancs de l'Assemblée nationale et se porte volontaire pour se battre pour la défense de l'Algérie française.

Quarante ans plus tard, il justifie l'usage de la torture lors de son temps de service en Algérie, contre des partisans avérés ou présumés du FLN, cette pratique étant, selon lui, nécessaire pour lutter contre le terrorisme. Il déclarait en 1962 dans un entretien accordé au journal Combat « J'ai torturé parce qu'il fallait le faire », après des propos dans le même sens tenus en 1957 à la tribune de l'Assemblée nationale et la même année lors d'un dîner consacré à la justice en Algérie. Il revient plusieurs années après sur ses déclarations et affirme n'avoir jamais lui-même pratiqué la torture.

Il participe plus tard à l'opération franco-britannique de Suez. Jean-Marie Le Pen est décoré de la Croix de la valeur militaire. Il estime que son engagement politique est fondé sur l'amour du peuple et de la patrie. Battu en 1962, Jean-Marie Le Pen crée une entreprise d'édition phonographique, la Serp (Société d'étude et de relations publiques), spécialisée dans l'édition de chants et de discours historiques. Il devient le directeur de campagne de Jean-Louis Tixier-Vignancour, candidat à l'élection présidentielle de 1965.

En janvier 1971, sa maison de disques (la Serp) édite un disque intitulé Le IIIe Reich. Voix et chants de la Révolution allemande, ainsi qu'entre autres les chants de l'Armée rouge ou les discours des dirigeants communistes, comme Lénine. L'un de ces disques lui vaut une condamnation en 1971 pour « apologie de crimes de guerre ». En 1972, il est appelé à présider le jeune Front national (parti créé par Ordre nouveau, afin d'élargir son champ électoral) et continue son combat pour ses idées nationalistes. Les résultats électoraux du Front national sont en hausse depuis les élections municipales de 1983, à Dreux notamment.

Jusqu'ici titulaire de scores extrêmement faibles lors des scrutins, la forte poussée électorale d'un de ses adjoints à Dreux en 1983 puis une médiatisation de son discours suite à cette percée (invitation par Europe 1, radio privée, à l'automne 1983, puis sur Antenne 2, chaîne de télévision publique, en février 1984, notamment à L'Heure de vérité) l'aide à acquérir une dimension qu'il n'avait jamais atteinte auparavant, ce qui aboutit au score national de 10,95 % de la liste qu'il conduit aux élections européennes de juin 1984 (il sera réélu en 1989, 1994, 1999 et 2004). La droite doit se positionner par rapport à Jean-Marie Le Pen, situation inédite depuis 1967-68, car elle intégrait depuis l'essentiel de l'extrême droite dans ses rangs (un certain nombre des cadres du FN vient des partis de droite ou ont travaillé avec eux, notamment Gabriel Domenech, Jean-Marie Le Chevallier, Jean-Yves Le Gallou, Bruno Mégret, ou encore Michel de Rostolan).

Néanmoins, à la suite de la décision de la Cour européenne des Droits de l'Homme (CEDH), il est privé de son siège de parlementaire le 10 avril 2003. Cette décision fait suite à sa condamnation en 1998 pour agression et à un arrêt du Conseil d'État du 31 mars 2000 mettant fin à son mandat d'eurodéputé. En 1992 et 1998, il est élu au Conseil régional de Provence-Alpes-Côte d'Azur. Il rencontre le plus de succès dans des régions comme l'est et le sud-est de la France. Ces résultats s'expliquent en partie par de nombreuses tensions sociales, liées entre autres aux tensions entre communautés d'origine maghrébine et Pieds-Noirs ; mais de forts résultats sont enregistrés dans des communes très aisées comme Cagnes-sur-mer. Fin 1998, une scission avec Bruno Mégret handicape le Front national : il perd la moitié de ses cadres et des milliers d'adhérents. Le FN chute à 6 % aux élections européennes de 1999 et n'obtient que 6 sièges.

De son premier mariage avec Pierrette Lalanne, épousée le 29 juin 1960 à Paris (VIIIe arrondissement), et dont il divorce en 1986, il a eu trois filles (Marie-Caroline, Yann, Marine) qui lui ont donné neuf petits-enfants. La plus jeune de ses filles, Marine Le Pen, est membre du Bureau politique du Front national et l'une de ses vice-présidentes depuis avril 2003 (à la suite du Congrès de Nice). Jean-Marie Le Pen se remarie le 31 mai 1991 avec Jeanne-Marie Paschos dite Jany, née en 1933, divorcée de l'homme d'affaires belge Jean Garnier et fille d'un marchand de tableaux grec et d'une mère en partie néerlandaise.


Parcours politique

De 1956 à 1962 : député de la Seine (Groupe d'Union et de fraternité française), siégeant sous l'étiquette du Centre national des indépendants et paysans (CNI),
en 1965 : il est directeur de la campagne de Jean-Louis Tixier-Vignancour,
en décembre 1972 : fonde le Front national (FN), parti d'extrême droite (ou de « droite nationale »),
en avril 1974 : se porte candidat à l'élection présidentielle[2] et obtient 0,74 % des voix,
2 novembre 1976 : attentat à la bombe contre son domicile parisien qui est complètement détruit[3],
1978 : assassinat de François Duprat, membre du bureau politique du Front national,
en avril 1981 : n'obtient pas les 500 parrainages nécessaires pour se présenter à l'élection présidentielle,
1983 : conseiller du XXe arrondissement de Paris,
en juin 1984 : élu député européen,
de mars 1986 à juin 1988 : député de Paris lors des élections législatives (scrutin de liste proportionnel à un tour),
en avril 1988 : candidat à l'élection présidentielle, il obtient 14,38 % des voix,
en novembre 1990 : se rend en Irak pendant la guerre pour négocier directement avec Saddam Hussein la libération de 55 otages qu'il ramène en France,
en mars 1992 : élu conseiller régional de Provence-Alpes-Côte d'Azur,
en juin 1994 : réélu député européen,
en avril 1995 : candidat à l'élection présidentielle, il obtient 15 % des voix, et arrive en quatrième position au 1er tour, après Lionel Jospin, Jacques Chirac et Édouard Balladur
en mars 1998 : réélu conseiller régional de Provence-Alpes-Côte d'Azur,
en juin 1999 : réélu député européen,
le 21 avril 2002 : à l'élection présidentielle, il obtient 16,86 % des suffrages (sur 16 candidats) et se qualifie ainsi pour le second tour,
le 5 mai 2002 : obtient 17,94 % des voix au deuxième tour de l'élection présidentielle contre 82,06 % pour Jacques Chirac,
en février 2004 : sa candidature pour l'élection régionale des 21 et 28 mars en Provence-Alpes-Côte d'Azur est rejetée par le préfet de Région, pour cause d'absence de domiciliation ou d'attache fiscale dans la région,
en juin 2004 : réélu au Parlement européen.

_________________

En Janvier 1989, la musique d’AC/DC connut un honneur très particulier,
puisque pour déloger le dictateur panaméen Manuel NORIEGA de l’Ambassade du Vatican à Panama,
où il avait trouvé refuge,
les troupes américaines qui l’encerclait diffusèrent au maximum du volume de leur sono
le disque « Highway To Hell » durant le jour et la nuit.
Il se rendit le lendemain matin.


Dernière édition par le Lun 9 Oct - 20:48, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Politique - Jean-Marie Le Pen   Lun 9 Oct - 20:43

Élections présidentielles

Il se présente aux élections présidentielles de 1974, 1988, 1995 et 2002, en professant des idées nationalistes, dont certaines considérées par ses adversaires comme xénophobes et/ou extrémistes :

relance de la démographie par la natalité ;
politique contre l'immigration ;
limitation du fédéralisme européen et de ce qu'il appelle « la toute-puissance de l'Administration ».
En 1988, entre les deux tours de l'élection présidentielle, par l'entremise de Pierre de Bénouville, il aurait rencontré discrètement Jacques Chirac, ce que ce dernier nie depuis toujours. Les deux hommes se portent une haine notoire qui date de ce moment. Une photographie montrant Chirac et Le Pen en maillots de bain se serrant la main a été exploitée par le président du FN dans ses spots de campagne en 2002.

Lors de l'élection présidentielle de 2002, alors qu'il avait rencontré des difficultés à réunir les 500 parrainages nécessaires pour se porter candidat et que son parti demeurait dans l'ombre depuis sa scission de 1998, il obtient 16,86 % des voix. Cela lui permet, non seulement en raison d'un éparpillement des voix de gauche sur un grand nombre de candidats du premier tour mais surtout du fait d'une faible mobilisation des électeurs de gauche, de participer au deuxième tour contre Jacques Chirac, qu'il perd avec 17,79 % des voix. Cette élection constitue un événement important dans la vie politique française dans la mesure où c'est la première fois qu'un candidat d'extrême droite (ou de « droite nationale ») passe le cap du premier tour à une élection présidentielle. Le traditionnel débat d'entre-deux-tours entre les deux candidats présents au second tour n'a pas eu lieu, son adversaire ayant refusé de débattre avec lui en direct sur les chaînes de télévision.


Présidentielle de 2007
En vue de l'élection présidentielle et des législatives de 2007, Jean Marie Le Pen a lancé un appel à différents partis et courants politiques pour constituer une « union patriotique » selon les termes suivants : « Je renouvelle mon appel à l'union patriotique, dont naturellement je prendrai la tête puisque je suis le mieux placé de tous les candidats qui se réclament de la droite nationale pour l'emporter ».

Il s'agit pour lui d'éviter une dispersion préjudiciable des voix telle que celle qui a conduit à l'élimination de Lionel Jospin dès le 1er tour de l'élection présidentielle de 2002.

Bruno Mégret président du Mouvement national républicain (MNR), ainsi que le Parti populiste ont répondu favorablement à cet appel. En revanche, Philippe de Villiers président du Mouvement pour la France (MPF) a décliné l'offre évoquant même un aveu de faiblesse de la part du président du Front national.


Style
Ses propos, délibérément provocateurs, choquent souvent, en particulier lorsque ses remarques sont perçues comme racistes ou sexistes. Ils procèdent probablement d'une stratégie d'accès aux médias, car il se plaint que ses propos plus modérés sont généralement passés sous silence.

« Croyons-nous pour autant que l'anarchisme triomphera comme force révolutionnaire et bâtira la société rêvée par Proudhon et ses disciples ? Non. Nous sommes plus près de croire que la vocation de l'anarchisme est à la fois plus profonde et plus durable. La défense de l'homme, de sa personnalité, maintenant, demain et toujours et dans toutes les formes de société imaginables. Jamais la tâche ne sera achevée, la tâche de l'anarchisme, c'est de défendre l'individu de son annulation dans la communauté mais en sachant que la tension subsistera toujours. » (in Le Courant anarchiste en France depuis 1945).
En parlant des malades du sida, le 6 mai 1987, à la télévision (Antenne 2), il dit : « Les sidaïques, en respirant du virus par tous les pores, mettent en cause l'équilibre de la nation. (…) Le sidaïque est contagieux par sa transpiration, sa salive, son contact. C'est une espèce de lépreux » ;
Un scandale éclate lorsqu'il déclare le 13 septembre 1987, au Grand Jury RTL-Le Monde, que les chambres à gaz sont un « point de détail de l'histoire de la Seconde Guerre mondiale ». Son argumentation reposera plus tard sur le fait que ces chambres à gaz ne sont pas le seul lieu où des gens ont perdu la vie pendant la Seconde Guerre mondiale et, qui plus est, ne seraient pas mentionnées dans les Mémoires sur la Seconde Guerre mondiale de Winston Churchill (Plon, 1953), point qu'il n'avait pas mentionné sur le moment ;
En 1987, il se prononce pour un moratoire des dettes des pays du tiers-monde ; réf. nécessaire
Le 2 septembre 1988, lors d'une réunion publique : « Monsieur Durafour et Dumoulin, obscur ministre de l'ouverture dans laquelle il a d'ailleurs immédiatement disparu, a déclaré : nous devons nous allier aux élections municipales, y compris avec le Parti communiste, car le PCF, lui, perd des voix tandis que l'extrême droite ne cesse d'en gagner… M. Durafour-crématoire, merci de cet aveu. » Auparavant, Michel Durafour avait déclaré lors d'un passage à la radio : « Il faut exterminer le Front national » réf. nécessaire
Un autre propos, non relayé, concernait en 2001 le cinquantième anniversaire de la CECA : « Constatons que cinquante ans après la création de cet organisme, on ne fait pour ainsi dire plus ni de charbon ni d'acier en Europe. Voilà le brillant résultat des institutions européennes », ironisa-t-il. réf. nécessaire
Il est connu pour ses débordements oratoires, ses références à l'Histoire de France (avec des simplifications ou des raccourcis parfois vivement contestés), ainsi que pour des commentaires jugés en diverses occasions racistes et antisémites : il est pour certains condamné, pour d'autres relaxé. Il invoque souvent que cette forme d'expression est pour lui le seul moyen de se faire entendre, ses propos n'étant selon lui jamais retransmis par les médias que lorsque que ceux-ci estiment, à tort ou à raison, pouvoir s'en servir contre lui.

Ses partisans soulignent quant à eux que son équipe comporte des personnes d'origines diverses, de confession juive comme Jean-Pierre Cohen, d'origine maghrébine comme Farid Smahi, ou antillaise comme Huguette Fatna. Ils affirment aussi qu'une partie de la communauté juive de France se serait rapprochée de ses idées, ressentant une pression de l'antisémitisme en France dont la responsabilité serait à imputer en partie à l'immigration musulmane que Jean-Marie Le Pen estime responsable de nombreux maux.

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MessageSujet: Re: Politique - Jean-Marie Le Pen   Lun 9 Oct - 20:46

J'ai mit Le Pen, pas parce que je l'admire comme vous pouvez le comprendre, mais pour simplement que vous sachiez qui sais, pour ne pas votez pour lui.

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