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 Courrier International

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Rossoneri
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MessageSujet: Courrier International   Ven 1 Fév - 21:24

Voilà je sait pas si quelqu'un connait ce journal ce sont des article de presse du monde entier traduit en Français sa permet de voir un peut les différents point de vus des pays de chez eux. Donc je vous en posterait quelque un que j'ai bien aimé si vous en avez aussi hésitez pas il y en a plein sur leur site.

AFGHANISTAN • Quand la grenade remplacera le pavot



Pour lutter contre l’explosion du trafic de drogue, la communauté internationale aide les paysans à se reconvertir dans la culture du grenadier. Une activité rémunératrice qui était jadis très développée dans le sud du pays.

Il existe, à côté de l’aéroport de Kandahar, un hangar étroitement surveillé qui fait sûrement partie des avant-postes les plus singuliers du commerce international de fruits et légumes au monde. En temps normal, ce vaste bâtiment, situé à proximité d’une base militaire stratégiquement essentielle, sert d’entrepôt aux forces internationales chargées de lutter contre les rebelles talibans de cette province du sud de l’Afghanistan. Pourtant, l’automne dernier, ce sont des caisses de grenades qui y ont été livrées par camions entiers pour être exportées. Les habitants de Dubaï sont en effet prêts à débourser plus de 7 euros pour 1 kilo de ce fruit, à condition qu’il soit de première qualité, alors que les Afghans n’acceptent pas de payer plus de 1 euro.

Pour les sociétés chargées d’organiser la filière d’exportation de la ­grenade (avec le soutien financier de Washington), l’écart de prix constitue un facteur clé pour aider les Afghans à mettre en place des cultures légales capables de faire concurrence au trafic de drogue, actuellement en plein essor. Selon les responsables de l’Agence américaine pour le développement international (USAID), l’Afghanistan a tout intérêt à reconquérir son titre de producteur de fruits de qualité supérieure, perdu après plusieurs décennies de guerre.

D’un point de vue financier, les profits liés à la culture du grenadier en font une alternative intéressante à l’exploitation du pavot. Selon une étude effectuée par David Mansfield, spécialiste britannique du trafic de l’opium, la valeur brute de la production d’un hectare de pavot atteignait en moyenne 3 697 dollars [plus de 2 500 euros] en 2007 dans la province de Helmand [dans le sud-ouest du pays]. Dans le même temps, l’USAID estimait que, cette année, un hectare planté de grenadiers pouvait rapporter jusqu’à 5 000 dollars [3 420 euros].

Lors d’une visite à l’entrepôt réfrigéré financé par l’USAID – près de la base aérienne où les fruits attendent d’être expédiés –, Assadullah Khalid, le gouverneur de la province de Kandahar, a déclaré au Financial Times que beaucoup d’agriculteurs étaient disposés à abandonner la culture du pavot, qui est par ailleurs interdite par l’islam. “Les paysans n’aiment pas cultiver cette plante, mais ils doivent bien nourrir leur famille. S’ils peuvent tirer un bon prix d’une production fruitière légale, ils changeront.” Haji Padsha, qui cultive 6 hectares de grenadiers dans le district d’Arghandab [au nord de Kandahar], confirme cette idée. Le pavot serait plus rentable pour lui, mais il préfère produire des fruits, explique-t-il. “Je ne cherche pas à faire fortune, je veux juste subvenir aux besoins de ma famille. En plus, l’essentiel de l’argent de l’opium ne revient pas aux cultivateurs, mais aux contrebandiers.”

Haji pense également qu’il pourrait doubler ses revenus s’il pouvait vendre sa production de grenades à l’étranger. La stratégie américaine consiste précisément à permettre aux paysans afghans d’accéder aux marchés internationaux, notamment grâce à l’organisation de sept grandes foires agricoles dans tout le pays, ainsi que par la diffusion des normes de qualité exigées par les grands distributeurs tels que Carrefour, qui vend des grenades de Kandahar dans ses magasins de Dubaï. Il s’agit d’apprendre aux paysans afghans à calibrer leurs fruits selon les normes en vigueur dans les pays développés et à les expédier dans des cartons spécifiques, et non dans des cageots remplis de paille...

Pas moins de 93 % du marché mondial de l’opium

Reste à convaincre les consommateurs d’acheter un produit made in Afghanistan. Les cultivateurs de grenades de Kandahar, les producteurs de safran de la région de Herat et nombre d’autres paysans vivant de cultures agricoles encore peu développées reçoivent actuellement des aides internationales. Dans le cadre d’un programme de 6,6 millions de dollars [4,5 millions d’euros] pour la province de Kandahar, l’USAID propose des crédits aux agriculteurs et replante des grenadiers, notamment à la place d’anciens champs de pavot.

Mais la concurrence du trafic de drogue est rude. Celui-ci ne semble pas près de céder la place aux productions légales avant longtemps. Si les champs de pavot ne représentent que 4 % des terres cultivées en Afghanistan, l’ensemble des activités liées au commerce de la drogue – des contrebandiers aux chimistes qui transforment l’opium en héroïne – domine largement l’économie du pays. A en croire les spécialistes, le narcotrafic est actuellement le premier employeur et la principale industrie d’Afghanistan. En 2006, un rapport des Nations unies estimait à 2,7 milliards de dollars la valeur totale des exportations nationales de drogue, dont 1,4 milliard revenait aux trafiquants locaux. Après avoir augmenté de 34 % l’an passé, la production afghane d’opium représente aujourd’hui 93 % du marché mondial. Le pays progresse également dans la chaîne du narcotrafic en raffinant de plus en plus d’opium en héroïne, ce qui augmente la marge des trafiquants. Ces derniers facilitent la vie aux paysans qui choisissent de cultiver du pavot. Ils “leur font crédit, leur donnent de l’argent et garantissent leur sécurité”, explique Barnett Rubin, spécialiste de l’Afghanistan à l’université de New York. “C’est pourquoi, malgré les efforts de la communauté internationale pour proposer aux Afghans des cultures alternatives, ces dernières sont encore loin d’offrir autant d’avantages que le trafic de drogue.” Le secteur fruitier, et notamment la grenade, a encore beaucoup d’obstacles à surmonter avant de détrôner les champs de pavot. Les spécialistes du développement citent souvent l’exemple de la Thaïlande et du Pakistan, où le trafic de drogue n’a été jugulé qu’après des décennies d’efforts.

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En Janvier 1989, la musique d’AC/DC connut un honneur très particulier,
puisque pour déloger le dictateur panaméen Manuel NORIEGA de l’Ambassade du Vatican à Panama,
où il avait trouvé refuge,
les troupes américaines qui l’encerclait diffusèrent au maximum du volume de leur sono
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MessageSujet: Re: Courrier International   Ven 1 Fév - 21:25

Pourquoi les GI sombrent-ils dans la drogue ?


En Irak comme en Afghanistan, les soldats américains sont de plus en plus nombreux à chercher refuge dans la consommation d’héroïne ou d’autres stupéfiants. Une situation qui rappelle l’époque du Vietnam.

Le “bazar de Bagram”, comme le surnomme la population locale, est constitué d’une série de petites échoppes improvisées situées tout près de l’entrée du principal aérodrome militaire en Afghanistan. Les gens du coin viennent y acheter des produits provenant des Etats-Unis, mais certaines baraques ont aussi une clientèle américaine. Un vendeur d’à peine 20 ans ne tarde pas à m’interpeller : “Vous voulez du whisky ?” Je rétorque : “Non, de l’héroïne.” Sourire aux lèvres, il me fait entrer dans sa boutique, sombre et exiguë. Sur les murs de cette pièce de 3 mètres sur 4 s’entassent des boîtes de soda poussiéreuses, des cadenas et divers produits de beauté. Au fond, j’aperçois un adolescent assis à côté d’une collection de lampes torches et de couteaux de l’armée américaine. Le marchand s’adresse à lui en dari. Il se lève et se dirige vers la porte, puis s’arrête brusquement pour poser une question à mon chauffeur afghan. “Il veut savoir quelle quantité vous voulez. Pour 20 dollars, 30, 50 ?” me demande celui-ci. Je sais qu’un sachet à 30 dollars contient assez d’héroïne pure pour rapporter plusieurs centaines de dollars dans les rues de n’importe quelle ville américaine. Il est vrai que 90 % de l’héroïne mondiale provient d’Afghanistan. J’en demande donc pour 30 dollars.

On ignore la véritable ampleur de la consommation d’héroïne dans les rangs des unités américaines stationnées en Afghanistan et en Irak. Selon le Dr Jodie Trafton, une experte de l’US Department of Veterans [l’équivalent américain du ministère des Anciens Combattants], il faut attendre cinq à dix ans après la fin d’un conflit pour qu’un nombre significatif d’anciens soldats sollicitent les services de santé pour se faire aider. “Le département a, par exemple, récemment constaté une augmentation importante de la fréquentation de soldats ayant participé à la guerre du Golfe [1990-1991]”, explique-t-elle. Pendant les années qui suivent la fin d’un conflit, il est difficile d’évaluer le nombre de soldats ayant développé des problèmes de consommation de drogue. Selon le Dr Trafton, les jeunes soldats sont particulièrement réticents à demander de l’aide, à moins d’y être poussés par leurs familles. Livrés à eux-mêmes, ils ne se font soigner que beaucoup plus tard. Il faudra donc s’attendre à voir déferler une nouvelle vague de patients, et parmi eux de nombreux consommateurs d’héroïne. Etant réalisateur, je me suis rendu en Afghanistan à plusieurs reprises afin de faire des recherches pour un film sur John Torres, un soldat mort dans des circonstances troubles. Avant de disparaître, il avait confié à des amis et à des membres de sa famille que la consommation d’héroïne était monnaie courante à Bagram. En dépit des millions de dollars dépensés par l’administration Bush pour éradiquer la culture du pavot, je sais par expérience que Torres avait raison. J’ai tenté d’acheter de l’héroïne une dizaine de fois au cours de deux voyages en Afghanistan à un an d’intervalle, et on ne m’a jamais dit non. J’ai également eu la preuve que les soldats échangeaient des équipements militaires comme des composants informatiques ou des gilets pare-balles contre des sachets de drogue. D’autres soldats ayant servi à Bagram s’accordent eux aussi à dire que là-bas “l’héroïne est partout”.

“La plupart du temps, il n’y avait rien à faire”

Il est facile, aux Etats-Unis, de rencontrer des soldats de retour d’Afghanistan devenus dépendants de la drogue. Presque tous les vétérans de l’opération Enduring Freedom [Liberté immuable] auxquels je me suis adressé ont reconnu être au courant des trafics d’héroïne. La plupart d’entre eux connaissaient au moins un soldat qui en consommait. En juin, j’ai passé une semaine en Californie du Sud, où j’ai pu rencontrer des vétérans qui ont consommé de la drogue en Afghanistan. Il était cependant plus difficile de les convaincre de me laisser filmer leur témoignage.

Lorsque je demande à des vétérans ou à des soldats de rendre publique leur expérience, ils deviennent méfiants. “Je suis toujours réserviste”, me répond l’un. “Je ne veux pas que vous écriviez sur moi, je suis encore dans l’armée”, me dit un autre. Ces dernières années, je me suis entretenu avec plusieurs soldats ayant servi à Bagram et dont j’ai perdu la trace. Ils sont peut-être en prison ou à la rue. Peut-être ont-ils été envoyés ailleurs en mission. “Il paraît que leur unité a été redéployée en Afghanistan, m’a-t-on dit. Ils sont peut-être là-bas.” Les soldats restent discrets car ils ne veulent pas causer de tort à leurs frères d’armes. Un jour, un vétéran d’Afghanistan m’a dit : “Ce sont mes frères, je ne dirai rien qui puisse nuire à leur réputation.” Mais ils ne veulent pas non plus avoir de problème avec l’armée pour avoir parlé aux médias. Ils pensent que ternir l’image de l’armée aurait des conséquences beaucoup plus sérieuses qu’être pris en train de consommer de la drogue.

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Christian Le Guerrec
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MessageSujet: Re: Courrier International   Ven 1 Fév - 21:34

dans les guerre c le truk trop répandu la consomation de drogue c tellement l'horreur le quotidien que pour tenir le cou ben voila la drogue est prise direct

sinon le concept de ce journal c pa mal du tou vu que quand les infos son rapporté ds 1 autre pays tout est changé comme par exemple quand ia u la crise des banlieu les autres pays il croyait kon été en guerre civile carrement
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MessageSujet: Re: Courrier International   Sam 2 Fév - 14:43

HAÏTI • Des galettes de boue pour tout repas


Dans ce pays, l'un des plus pauvres du monde, les paysans affamés finissent par manger de la boue salée et séchée. L'augmentation du prix des céréales, les inondations, l'instabilité politique et la mauvaise gestion de l'aide humanitaire sont en cause.



Quand il n'y a rien à manger, il y a encore de la terre. Le mélange, avec un peu d'eau, du sel et de la matière grasse végétale, donne une masse boueuse lisse. Découpée en rondelles plates et séchées au soleil, elle devient une sorte de "biscuit", "peu appétissant et qui donne des maux de ventre", disent ceux qui en goûtent. Mais c'est bien le seul repas que prennent des milliers de Haïtiens trois fois par jour depuis quelques semaines. Autant dire que Haïti n'en finit pas sa descente aux enfers.

Comment en est-on arrivé là? Charles Ridoré, un Fribourgeois d'origine haïtienne et ancien secrétaire romand de l'organisation caritative Action de carême, accuse d'emblée la classe politique de son pays natal. "L'instabilité et la guerre des clans ont empêché tout progrès. Les réformes, notamment agraires, n'ont pas eu lieu, et le pays importe l'essentiel des produits alimentaires de base", explique-t-il. En effet, la totalité de la farine consommée, soit 200 000 tonnes par an, est importée. Pour le riz, 75 % de la consommation – soit 320 000 tonnes – vient de l'étranger.

Or les prix du riz et de la farine ont pris l'ascenseur ces derniers temps sur le marché mondial. Les raisons sont multiples : mauvais temps, récoltes insuffisantes, forte demande de l'Asie émergente et utilisation de blé pour les biocarburants. "Pour les 6 millions de Haïtiens qui vivent dans l'extrême pauvreté, sur une population de 9 millions d'habitants, la hausse des prix des produits alimentaires est insupportable", explique Mario Rapacosta, fonctionnaire à l'Organisation pour l'alimentation et l'agriculture (FAO), basée à Rome. Il fait aussi remarquer qu'il y a de moins en moins de vivres disponibles pour l'aide humanitaire.

Autre raison de cette catastrophe : Noël et Olga, deux cyclones tropicaux qui ont dévasté le pays en novembre et en décembre. "Ils ont frappé juste avant la récolte des bananes plantain et des légumes et ont tout détruit", poursuit Mario Rapacosta. Selon lui, ce sont précisément les paysans des hauts plateaux qui ont tout perdu et qui sont aujourd'hui réduits à l'extrême pauvreté.

Marco Gilli, responsable de l'aide humanitaire suisse à Port-au-Prince, la capitale haïtienne, n'est pas surpris que les gens démunis finissent par manger de la boue. "Nous voyons de plus en plus d'enfants à la campagne, ayant une teinte rouquine. C'est un indicateur fiable de l'extrême malnutrition", dit-il. La coopération suisse consacre environ 5 millions de francs par année à Haïti. L'essentiel est versé au Programme alimentaire mondial (PAM), qui achète et distribue les vivres.

Mario Rapacosta ne cache pas sa frustration face à cette situation. Il estime que le fonctionnement de la FAO, mais aussi de l'ensemble des organisations onusiennes et non gouvernementales, est en cause. "Nous agissons en cas d'urgence et négligeons les problèmes structurels, dit-il. Le travail de prévention des catastrophes – construction des infrastructures, éducation des paysans – passe à la trappe."

Pour Charles Ridoré, il y a un autre coupable: les exportations subventionnées du riz, de la farine et d'autres denrées par les Etats-Unis et l'Europe. "Petit à petit, nos paysans ont abandonné les champs parce qu'ils ne pouvaient pas faire face aux importations à bas prix, explique-t-il. Aujourd'hui nous sommes dépendants des importations et payons le prix fort lorsque le marché international est à la hausse."

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MessageSujet: Re: Courrier International   Sam 2 Fév - 14:47

JAPON • Des produits chinois à nouveau sur la sellette

Des raviolis surgelés importés de Chine ont provoqué plusieurs centaines de cas d'intoxication alimentaire. Pour la presse japonaise, il est urgent de faire toute la lumière pour éviter que le doute ne se transforme en colère à l'égard des fabricants chinois



La liste des produits "made in China" qui posent problème ne cesse de s'allonger. Cette fois, ce sont des raviolis surgelés importés de Chine par JT Foods, une filiale de Japan Tobacco, qui contenaient de l'insecticide à base de phosphate et qui ont provoqué une série d'intoxications alimentaires chez plusieurs centaines de personnes, dont des enfants. En plus de renforcer la méfiance des Japonais vis-à-vis des produits alimentaires chinois, cette obscure affaire vient rappeler les risques structurels qu'encourt un gros importateur de denrées alimentaires comme le Japon [le pays n'est autosuffisant qu'à 40 %].

Notre intention n'est cependant pas d'attiser inutilement les inquiétudes et de pousser au boycott de ces produits. Néanmoins, si aucune mesure n'est prise pour élucider de manière transparente les causes et le déroulement de cette affaire, et pour empêcher qu'un tel incident se reproduise, les doutes vont engendrer la peur. Les autorités chinoises doivent en être pleinement conscientes et collaborer avec le Japon, pour que la lumière soit faite et que la situation s'améliore.

En général, les problèmes de sécurité alimentaire ont trois types de causes : présence de résidus d'insecticide provenant de la culture, altération ou introduction de corps étrangers pendant le processus de transformation, et falsification d'informations pendant la distribution. En ce qui concerne l'affaire en cours, les autorités japonaises, et en particulier la police des préfectures de Chiba et de Hyogo [où se trouvent la majorité des victimes] et le ministère de la Santé et du Travail, ont exclu la possibilité que l'insecticide provienne des matières premières, car il ne résiste généralement pas à la cuisson. Elles privilégient la thèse d'une introduction de cette substance dans les raviolis pendant leur confection à l'usine de la société Tianyang, en Chine.

Cependant, comme on n'utilise pas d'insecticide à proximité de la chaîne de production, il est a priori impossible qu'il se soit mélangé aux raviolis. Il convient donc de vérifier scrupuleusement si la société chinoise a procédé à l'inspection des raviolis avant de les exporter et si JT Foods a effectué les contrôles de qualité d'usage quand ils sont arrivés au Japon.

Aujourd'hui, le Japon est fortement tributaire des produits alimentaires chinois. Selon une enquête de la Fédération des produits surgelés du Japon, le volume d'importation des aliments préparés surgelés en provenance de Chine a quintuplé entre 1996 et 2006 au rythme annuel de 10 % à 40 %. La principale raison de ce phénomène est le coût de main-d'œuvre, beaucoup plus bas en Chine qu'au Japon.

Par ailleurs, l'attitude de l'importateur et l'administration japonaise doit être mise en cause. Alors que le premier cas d'intoxication remonte au 28 décembre 2007, il a fallu attendre plus d'un mois pour que le ministère de la Santé en soit informé, parce que l'importateur a tardé à signaler le problème au ministère et qu'il n'a pas soupçonné la présence de substance toxique. Si l'information avait circulé plus promptement, il est très probable que l'on aurait pu limiter l'ampleur de l'affaire. De même que dans le système de contrôle, il y a là un problème qu'il importe de résoudre.

La Chine est aujourd'hui très sévère sur les infractions à l'hygiène alimentaire et multiplie les efforts dans ce domaine par des mesures comme la publication de noms des fautifs. A l'heure où le pays s'apprête à accueillir les Jeux olympiques, il est d'autant plus essentiel d'expliquer les tenants et les aboutissants d'une affaire d'intoxication qui touche autant de gens. L'un des principes majeurs de l'importation de produits alimentaires est la confiance et il ne faudra pas oublier qu'elle vient d'être grandement ébranlée.

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MessageSujet: Re: Courrier International   Dim 17 Fév - 15:51

LE BANGLADESH DE G. M. B. AKASH • Crimes contre l’enfance



Belal doit faire trois cents allers et retours par jour entre l’atelier et l’entrepôt, trois étages plus bas


G. M. B. Akash figure au palmarès du Grand Prix international de photojournalisme Days 2007, qui récompense des reportages engagés en faveur de la paix et des grandes causes humanitaires. Un large choix de clichés primés est exposé jusqu’au 29 mars au centre Espace Japon (9, rue de la Fontaine-au-Roi, 75011 Paris)

Au Bangladesh, il est officiellement interdit depuis 1992 de faire travailler des enfants. Mais personne ne respecte cette loi, à usage uniquement diplomatique. Les dernières statistiques de l’ONU nous apprennent en effet que 6,3 millions d’enfants bangladais de moins de 14 ans sont employés dans des usines, sur des chantiers ou dans le commerce informel. Et toutes les enquêtes, y compris celles des administrations locales, dénoncent les très mauvaises conditions d’hygiène et de sécurité qui leur sont imposées. Ainsi que le niveau des salaires : de 4 à 7 euros par mois, contre 30 à 40 euros pour les adultes.

J’ai été interpellé par cette terrible réalité en décembre 2005,
à l’occasion d’une visite dans une usine de confection à Narayangani. J’ai vu le patron de l’entreprise frapper violemment un garçonnet de 12 ans au seul motif qu’il n’avait pas cousu assez vite un lot de tee-shirts
.” Depuis cette date, G. M. B. Akash n’a pas cessé d’ajouter de nouvelles photos, comme autant de pièces à conviction, à son dossier d’accusation. Son objectif : provoquer une prise de conscience chez ses concitoyens. “Les esprits commencent à évoluer, ajoute le photographe. La preuve, c’est que les employeurs sont de plus en plus nerveux et refusent désormais que l’on prenne des photos sur lesquelles on voit des enfants travailler. Je suis constamment obligé de ruser…


Faruq et Sholel, 8 et 9 ans, travaillent onze heures par jour


A 11 ans, Jainal a déjà trois ans d’ancienneté dans l’usine

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