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 Chroniques : LL Cool J - The definition

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Rossoneri
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MessageSujet: Chroniques : LL Cool J - The definition   Mar 30 Mai - 15:24

Les Neptunes avaient permis à LL Cool J de recouvrer une seconde jeunesse sur 10, qui était soi-disant le dernier album de LL sur Def Jam. Mais le sort en a voulu autrement. Cela fait vingt ans pratiquement que James T. Smith est resté fidèle au label. Vingt ans ! Un chèque plus tard et une nouvelle signature pour deux nouveaux disques (Merci Kevin Lyle !). Et ce onzième album à la clé : The DEFinition. Autant profiter de sa cure de jouvence pour faire appel à un autre producteur de pointe : Timbaland (Aaliyah, Missy Elliott, Jay-Z,…). C’est aussi l’album de deux promesses. La première de LL Cool J : arrêter de faire des ballades mielleuses. L’autre pour Timbo, qui s’était juré de produire intégralement des albums. Maintenant voyons voir ce qu’ils ont dans le ventre…

LL Cool J reste en tout cas toujours dans ses thématiques favorites : les femmes, la drague, la fête… Mais avec plus de sérieux ! Le B.O.U.C.* s’est revigoré une fois de plus, grâce aux productions très techniques et variées de Timbaland : son plus frais, flow au top, rien de tel pour mettre le feu. Car The DEFinition est une fois de plus un album de soirée, une habitude depuis Mr Smith. A la différence près qu’un niveau a été franchi, le couple LL/Timbo a fait monté la vitesse d’un cran. On en avait déjà eu un avant-goût avec l’endiablé "HeadSprung" : ni crunk, ni trop bounce, un rythme d’enfer, des basses lourdes et des coups de guitare électriques bien secs. Même si la musique de Timbaland est une affaire goût, une chanson pareille est une excellente mise en jambe. Et c’est notamment la preuve que même à 36 ans, un rappeur peut avoir encore une carrure d’athlète pour faire enflammer la piste de danse.

Sur les onze chansons seulement (comme son nombre d’albums tiens), le producteur originaire de Virginia Beach produit en fait les trois quart de l’album environ. Et avec Timbaland, il faut s’attendre à une petite part de risque, qui se solde par de bons uptempos ("Apple Cobbler"), parfois synonymes de ‘reprises’, comme la rythmique de "Move Somethin" qui revoie une nouvelle fois le beat de "The Jump Off" de Lil Kim. Mais LL Cool J ne manque pas de s’appliquer pour accorder son très bon flow sur le beat. On danse en cadence ! Force est de constater que ces morceaux sont rudement efficace. La palme est destinée à "Feel The Beat", un clin d’œil à la old school aussi bien dans les lyrics que dans la prod. On reprend son souffle pour une petite accalmie avec une once tribale ("Rub My Back"), ou une ambiance sirupeuse ("Every Sip"), au choix. Là, c’est peut être un peu tard pour dire que ceux qui n’aiment pas Timbaland iront voir ailleurs, les autres pourront prêter une oreille pour en effet constater un retournement de style chez LL.

Dommage que la chanson de R Kelly vienne casser le rythme (sur "I'm About To Get Her"). Petit mid tempo joué à la gratte sèche dont le chanteur nous a trop habitué depuis "Fiesta". Néanmoins cette collaboration reste exclusive, dans la mesure où le crooner r&b et le rappeur à femme accouchent de leur premier morceau ensemble. Depuis le temps ! Enfin bon, ça reste collé dans la même veine que Best Of Both Worlds. L’autre intrus s’intitule Hush feat 7 Aurelius (mais où va-t-on chercher un pseudo pareil**). Franchement, on reste perplexe, confus, vraiment spécial, le refrain laisse un peu à désirer. "Can’T Explain It" fera vite oublier ces petits dérapages pour revenir plus sur le sujet et la vibe de DEFinition. On termine par un "1 In The Morning", très nerveux, et puis couvre-feu. Place à la nuit… mais là il faudra mettre un autre disque.

La paire Timbaland/LL Cool J répondent presque à leurs promesses respectives. Ladies Love Cool James reste et restera un rappeur à tubes. Mais il coupe court avec son côté ‘lover’ (pas totalement malheureusement, à cause de la politique de Def Jam encore ?). On retiendra que The DEFinition est album destiné à faire monter l’ambiance des débuts de soirées jusqu’au milieu de la nuit, mêlant futurs hits dancefloors et incartades plus langoureuses. Et si en plus vous aimez les exercices de style de Timbaland, n’hésitez pas.

_________________

En Janvier 1989, la musique d’AC/DC connut un honneur très particulier,
puisque pour déloger le dictateur panaméen Manuel NORIEGA de l’Ambassade du Vatican à Panama,
où il avait trouvé refuge,
les troupes américaines qui l’encerclait diffusèrent au maximum du volume de leur sono
le disque « Highway To Hell » durant le jour et la nuit.
Il se rendit le lendemain matin.
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