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 Chroniques : Common - Electric circus

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Rossoneri
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MessageSujet: Chroniques : Common - Electric circus   Mar 30 Mai - 15:31

Dès le premier regard posé sur la pochette, on s'aperçoit très vite que "Electric Circus" ne sera pas dans la lignée des précédents albums de Common (Sense). Ceci dit, même avec une pochette si originale, on ne peut savoir ce que cet album contient réellement.

L'ensemble du disque à été supervisé par Amir "?love" Thompson (le batteur des Roots) et la quasi totalité des tracks est produite par la bande des Soulquarians, formée de ?love, James Poyser, Jay Dilla (anciennement Jay Dee) et d'un moins connu, Pino Pallodino (mais où est D'Angelo??). Ceci nous rassure sur la qualité de l’œuvre, mais nous prépare en aucun cas à ce que nous allons entendre, car ce sont déjà eux qui se sont occupés de l'album "Like Water For Chocolate".

Ainsi, dès l'intro, on est plongé dans cette ambiance électrique (voir plutôt "synthétique") dans laquelle on n'a absolument pas l'habitude de voir Common. Là où anciennement nous avions pour habitude d'entendre des cuivres aériens, de légères mélodies de piano et même le chant de la mer, se trouvent des riffs complètement distortionnés provenant du synthé de James Poyser.

La suite est tout aussi déconcertante, (Introduit par un court chant africain), "Soul Power" est un titre à beats et mélodies simples, n'allant pas tellement à contre courant de ce qui se fait actuellement, mais il est clair que l'on verrait plus un Busta Rhymes poser ses rimes sur ce morceau, plutôt que la voix posée de Common.
Le gueulard "Electric Hustle Wire Flower" accompagné de Sonny, chanteur du groupe rock P.O.D., nous ferais croire que les MOP sont de la partie.

L'évident tube de l'album est sans aucun doute "Come Close", en featuring avec Mary J. Blige et produit par les renommés Neptunes (on ne le croirait pas forcément à l'écoute) ; ce titre est un sublime hymne à l'amour (jetez un œil sur le clip !) et inspirez-vous de ses paroles :

Are we living in a dream world?
Are your eyes still green girl?
I know your sick and tired of arguing
But you can't keep it bottled in
Jealousy, we got to swallow it
Your heart and mind baby follow it
Smile, happiness you could model it
And when you feel opposite
I just want you to know
Your whole being is beautiful
Im going to do the best I can do
Cause i'm the best when i'm with you

"New Wave", comme son nom l'indique, sonne très expérimental et donc ne plairas pas à tout le monde, d'ailleurs peu de gens, peut-être, comprendront cette démarche artistique poussée par Common. Mais cela dit, l’expérience est tout à fait réussie (maintenant, c'est à vous de voir par vous-mêmes!).

L'autre titre composé par les Neptunes "I Got a Right Ta" risquerai, lui aussi, de rebuter certains, avec sa guitare Blues/Rock et son harmonica country. Mais la touche "Neptunienne" fait, comme d'habitude, très bien passer le tout.

Avez-vous déjà entendu un sample de (Jazz) Swing si bien utilisé? Moi non... "I am Music" ne fait douter à aucun moment cette affirmation, et ce n'est pas la sublime voix de Jill Scott qui la contredira.

Pour le douzième morceau de l'album, préparez vos oreilles et votre esprit! Cette ode à Jimi Hendrix est d'un niveau bien supérieur à tous les morceaux Rap/Rock que vous avez déjà entendu. Et pourquoi? ... Parce que tous les courants musicaux black y sont entremêlés, Blues, Funk (à la Funkadelic)... et que le duo musical (et sentimental) composé d'Erikah Badu et de Common, fonctionne à merveille sur ce titre recherché jusqu'au dernier revers!

Tout l'album est bien sûr axé sur des sons synthétiques et rock, mais le grand plus de cet album est le merveilleux panels des meilleurs chanteurs de Nu-Soul, que Common à bien fait d'inviter à son cirque. Ainsi nous pouvons pleinement se régaler de des voix de Vinia Mojica, Mary J. Blige, Cee Lo, et tant d'autres, éparpillés sur pratiquement tous les titres de l'album. Tous, dont, Bilal, Cee Lo, Erikah Badu et j'en passe, se retrouvent sur le morceau qui clôture finement un album différent, expérimental, dérangeant mais très réussi.

Ceux qui pensent que Common n'est plus ce qu'il était, ne pourrons que s'y habituer en écoutant le flow captivant d'un Common qui s'affirme sur "I Got a Right Ta", en expliquant, "Hip Hop is changin, y'all want me to stay the same?" Bref, vous l'aurez compris, appréciez cet album pour ce qu'il est, ou bien revendez-le! lol!

_________________

En Janvier 1989, la musique d’AC/DC connut un honneur très particulier,
puisque pour déloger le dictateur panaméen Manuel NORIEGA de l’Ambassade du Vatican à Panama,
où il avait trouvé refuge,
les troupes américaines qui l’encerclait diffusèrent au maximum du volume de leur sono
le disque « Highway To Hell » durant le jour et la nuit.
Il se rendit le lendemain matin.
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